Le label « Végétal local »

Spécialisés dans les espèces botaniques indigènes en forme libre, nous avons choisi d’adhérer au label « Végétal Local » et proposons des végétaux labellisés depuis décembre 2018. Le label formalise notre savoir-faire de producteur/multiplicateur, allant du ramassage de la graine en milieu naturel à la culture de sujets transplantés avec une traçabilité améliorée sur les végétaux d’origine locale.

Le label

Le label « Végétal Local » valorise la collecte, la multiplication et la distribution de matériel végétal issu de collecte en milieu naturel pour une utilisation dans leurs « régions d’origine ».

Créée à l’initiative de la Fédération des Conservatoires Botaniques Nationaux, de l’Association Française Arbres Champêtres et Agro-foresteries et de l’association Plante & Cité, ce label vise à répondre à l’érosion de la biodiversité, au manque de diversité génétique au sein des espèces autochtones et au manque de traçabilité sur l’origine géographique des semences. Aujourd’hui, le label « Végétal Local » a été transmise à l’Office Français de la Biodiversité.

En effet, lorsqu’ils sont adaptés aux conditions locales, ces végétaux offrent de nombreux atouts. Ils permettent notamment de reconstituer des communautés végétales cohérentes et augmentent les chances de réussite de la plantation.

Les « régions d’origine »

L’application du label « Végétal Local » repose sur une carte de 11 régions biogéographiques françaises (en métropole, Corse et chaque territoire d’outre-mer). Ces régions, appelées régions d’origine, présentent des cortèges floristiques spécifiques.

Ainsi, un végétal peut bénéficier du label uniquement pour la région d’origine dont il provient. Cette région d’origine constitue ensuite la zone d’utilisation optimale de ce végétal dans le cadre du label.

La production et la multiplication des végétaux doivent également avoir lieu dans la région d’origine du végétal lorsqu’il s’agit de plantes herbacées, d’arbrisseaux ou de vergers à graines d’arbres et d’arbustes.

En revanche la production d’arbres et d’arbustes n’est pas soumise à cette obligation. Afin de mettre en évidence d’éventuelles différenciations climatiques, pédologiques ou biogéographiques qui peuvent être présentes au sein même de ces régions d’origine, des « unités naturelles » sont également parfois définies.

Application du label

Les modalités de collecte, de production, de multiplication et de commercialisation des végétaux qui bénéficient du label « Végétal Local » sont définies dans un référentiel technique associé à un règlement d’usage.

Le référentiel technique présente la carte des différentes régions d’origine puis donne les différentes règles concernant :

  • la collecte en milieu naturel (concernant la localisation des sites ou le nombre d’individus à prélever par exemple),
  • le mélange de lots de matériel végétal de la même espèce (en exemple, pour les arbres et les arbustes, il est nécessaire de collecter sur au moins 3 sites distincts et distants de 5 km),
  • la production et la multiplication des graines,
  • la traçabilité, l’étiquetage et la commercialisation.

Les types de végétaux concernés

Ce label s’applique à des végétaux issus de la collecte dans le milieu naturel et dont la provenance locale et la diversité génétique sont garanties. Elle s’applique principalement à la collecte de graines pour réaliser une pépinière, mais peut également s’appliquer aux plants, bulbes, boutures ou autre matériel végétal.

La constitution d’un parc à boutures peut également être concernée par ce label, dans le cas d’espèces dont la durée de vie de la graine rend la production à partir de celle-ci très difficile et aléatoire. Les salicacées (saules, peupliers) sont principalement concernées. Au vu des conditions particulières de récolte et de plantation des boutures, la constitution du parc à boutures fait l’objet d’une méthodologie adaptée dans le cadre du règlement du label « Végétal Local ».

Les végétaux sauvages d’origine locale rendent de nombreux services écosystémiques. Issus d’une longue co-évolution avec la faune et la flore locales, ils contribuent au bon fonctionnement des écosystèmes auxquels ils sont inféodés.

Nous avons l’autorisation de production sur certaines essences indigènes en respectant les conditions de collecte de semences.

Privilégier ces végétaux c’est :

  • participer à la fonctionnalité écologique des milieux,
  • conserver le potentiel adaptatif vis-à-vis des changements globaux,
  • permettre l’accueil et l’interaction avec la faune sauvage,
  • améliorer la résistance aux maladies et ravageurs,
  • favoriser la résilience des écosystèmes.

Les régions concernées sont :

  • Zone 1 : Alpes
  • Zone 2 : Bassin Rhône, Saône, Jura
  • Zone 3 : Nord-Est
  • Zone 4 : Massif central
  • Zone 6 : Bassin parisien Sud
  • Zone 9 : Sud-Ouest
  • Zone 10 : Méditerranée